-Né le: 06.04.1941
-Lieu: Gaesti
-Pays: Rumänien
-Publication de plus de 250 enregistrements
-Plus de 120 millions dènregistrements vendus
-Plus de 90 récompenses dòr et de palatine
-Diverses tournées mondiales



Gheorghe Zamfir – le „Roi de la flûte de Pan“ vient conquérir à nouveau les scènes européennes

L’histoire de son succès est digne des grands titres les plus marquants et nous livre des statistiques records : plus de 200 albums et CD publiés, plus de 40 millions d’enregistrements vendus, 90 disques d’or et de platine, des récompenses innombrables, et de nombreuses tournées à travers les cinq continents.

Le Maestro Zamfir

Ce qui aurait pu être la biographie d’un héros du rock est le bilan du joueur de flûte de Pan le plus connu dans le monde, Gheorghe Zamfir. Un artiste dont le nom est un emblème pour l’instrument. La presse et le public l’ont sacré « maître », « véritable virtuose » et « roi de la flûte de Pan ». Fêté dans la plus grande euphorie comme la « réincarnation du dieu Pan », il est considéré, depuis des décennies, comme une idole dans le monde entier, et est, aujourd’hui déjà, une légende vivante. En ce qui concerne Zamfir, les amateurs de musique et les critiques de musique se mettent d’accord : il est le représentant le plus important d’un instrument à vent qui n’a joué un rôle secondaire dans l’art de la musique que jusqu’à ce que Zamfir l’introduise sur les plus grandes scènes du monde et y déploie sa magie riche en couleurs et en variations.

Désormais, le célèbre joueur de flûte de Pan a 50 années de scène derrière lui. Pour Gheorghe Zamfir, ce fut un demi-siècle parsemé d’étapes spectaculaires. Depuis les années soixante, des tournées étendues de concerts avec différents ensembles et groupes de musiciens l’amènent partout sur le globe. Que ce soit en Amérique du Nord ou en Amérique du Sud, en Chine, en Afrique du Sud ou en Australie, il rencontre toujours un auditoire enthousiasmé qui apprend, avec lui, à apprécier le caractère particulier de la flûte de Pan et sa langue aux tonalités uniques, et qui se pénètre entièrement, comme d’une nouvelle découverte musicale, des tons tantôt élégiaques, tantôt pleins de tempérament. Dans la sphère germanophone, le public de ses concerts se souvient particulièrement bien de son programme couronné d’un grand succès, « Panflöte & Orgel » (Flûte de Pan et Orgue), dans lequel Zamfir a pu être entendu, dans les années soixante-dix et quatre-vingt, dans toutes les grandes cathédrales et basiliques de l’Allemagne, de l’Autriche et de la Suisse.

Le répertoire musical

Elle est célébrée à toutes occasions : l’amplitude artistique du virtuose. Son répertoire est comme une passerelle entre les mondes musicaux les plus différents. L’amour qu’éprouve Zamfir pour la musique des tsiganes, pour le folklore de son pays d’origine, se répercute dans son répertoire tout autant que sa grande estime pour les œuvres classiques de Puccini, Verdi, Mozart ou Schubert, que bien souvent il « interprète dans un dialecte inconnu et bizarre et dont il gagne ainsi une subtilité qui a depuis longtemps disparu des originaux trop souvent rabâchés » (Christian Seidl du Süddeutsche Zeitung). Ce sont précisément cette variété et cette créativité qui expliquent les récompenses et trophées qui sont décernés à l’artiste dans le monde entier. Entre autres, Zamfir a été récompensé en tant que « Chevalier des Arts et Lettres de France » et en tant que « compositeur et artiste le plus populaire du 20ème siècle » (« Most Popular Composer and Artist of the 20th Century »).

Mais également ses excursions vers la musique populaire, qui témoignent d’un désir d’expérimenter particulièrement marqué chez Zamfir, sont accueillies de manière positive par les critiques et les fans. Il a joué avec le « bandleader » James Last et a enregistré avec lui le titre célèbre « The Lonely Shepherd ». Ayant également une activité de compositeur de plus en plus significative – Zamfir dit : « Créer est pour moi le plus important » –, il s’oriente régulièrement vers le genre musique de film. Il a écrit les bandes originales des films « Mourir à Madrid » et « Pique-nique à Hanging Rock », et a fourni, pour les grosses productions cinématographiques « Il était une fois en Amérique », « Kill Bill » ou « Karaté Kid », des musiques de film modernes dont les mélodies sont aujourd’hui dans toutes les têtes.

Les débuts

Tout a commencé avec un refus : né en 1941 à Gaesti à proximité de la capitale roumaine Bucarest, le jeune Gheorghe, âgé de 14 ans, n’obtint aucune place libre dans la classe d’accordéon du Lycée de Musique de Bucarest. Pratiquement contraint à fréquenter la classe de flûte de Pan, l’élève, qui s’avéra doué, développa non seulement un amour profond, mais également un talent remarquable pour l’instrument classique qu’autrefois – selon la légende grecque – Pan, le dieu des Bergers, s’était taillé dans des roseaux pour faire impression sur les belles nymphes. Rapidement, Zamfir fit non seulement grande impression sur ses professeurs du Conservatoire, mais gagna également, à 18 ans déjà, le premier prix à un concours national.

Formé également au piano, au contrepoint et à la direction d’ensembles, l’artiste perfectionne alors son équipement, mais aussi l’instrument. Afin d’élargir le répertoire musical pour flûte de Pan, Zamfir agrandit les dimensions de l’instrument à vent, qui possède à l’origine 20 tubes, et lui donne une amplitude de 22, 25 et même 30 tubes de bambou. Il ouvre ainsi à la flûte de Pan des dimensions que l’instrument relativement simple n’avait jamais possédées jusque-là. Zamfir en obtient une puissance d’expression particulière, balançant entre une profondeur solennelle et une légèreté printanière et pleine d’allégresse. Depuis la fin des années soixante, un public de plus en plus nombreux, qui a accueilli Zamfir et ses ensembles avec grand enthousiasme d’abord en Allemagne, puis en Suisse, en France et en Chine, bénéficie de son esprit de pionnier dans le domaine de la musique, de son désir impétueux d’innovations et de sa véritable passion pour la richesse de sonorités de la flûte de Pan.

Zamfir conquiert le monde

En 1966 déjà, Gheorghe Zamfir avait publié son premier disque, sur lequel on pouvait entendre des morceaux aussi célèbres que « Doina de Jale » et « Doina ca de la Visina ». Pendant les années soixante-dix et quatre-vingt, l’artiste travaille sans répit, courant de studios d’enregistrement en grandes salles de concert sur tous les continents. En 1974, il compose la première « Messe pour la Paix » (« Mass for Peace ») pour flûte de Pan, chœurs, orgue et orchestre ; en 1976, son single « Été d’Amour » devient l’un des hits de l’année. Zamfir réalise, avec des accompagnements à l’orgue, avec de petits ensembles et de grands orchestres, des enregistrements d’un style nouveau et de qualité exemplaire qui laissent découvrir des compositions propres, certaines œuvres classiques et religieuses, des musiques ethniques et populaires avec la couleur musicale empreinte de nostalgie de la flûte de Pan. Il donne des concerts légendaires au Carnegie Hall de New York, au Royal Albert Hall de Londres, à l’Olympia de Paris, à Shanghai, Tokio et au Cap. On le rencontre sur les plus « illustres parquets », il est accueilli par l’impératrice japonaise et par les chefs d’État du monde entier, il vient bavarder dans les talk-shows de David Letterman et de Johnny Carson et fait apprécier son art devant le Pape au Vatican.

Retour aux origines

Au cours du passé récent, Zamfir s’est plus rarement manifesté sur les scènes européennes. Les raisons à cela proviennent de ses continuels voyages pour des tournées et des concerts consécutifs aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Asie, qui se sont avérés être de véritables triomphes avec un succès gigantesque auprès du public. Désormais cependant, le soliste, dirigeant et compositeur désire – il a renoncé à son domicile jusque-là établi au Canada, il vit aujourd’hui à Paris et à Bucarest et a une chaire de professeur de flûte de Pan dans la capitale roumaine – se concentrer intensivement, de nouveau, sur ses représentations en Europe.

Lors des concerts à venir, en particulier dans la sphère européenne, le « Roi de la flûte de Pan » promet une régence d’une grande diversité musicale. Il se manifestera et présentera son monde de sonorités incomparables dans un cadre symphonique et avec un orchestre de chambre, mais donnera également des concerts plus « intimes » en duo avec orgue ou piano, accompagné d’une chanteuse, d’un groupe de folklore et de percussions. Et le « musicien pop Zamfir », lui aussi, pourra être de nouveau admiré et entendu sur scène.

L’idole de la flûte de Pan est vivante – et la légende continue d’être écrite

Werner Bohl
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